Paul Valéry

Les essais de Valéry traduisent ses inquiétudes sur la pérennité de la civilisation (« Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles »), l'avenir des « droits de l'esprit », le rôle de la littérature dans la formation, et la rétroaction du progrès sur l'homme.

Sa série « Variété » (I, II, III, IV, V) se compose d'un autre type d'écrits : ceux qui lui ont été commandés et qu'il n'eût sans doute, de son aveu, jamais écrits de lui-même. Ils n'en témoignent pas moins d'une profondeur d'analyse que l'on retrouve aussi dans la série de courts essais sur divers sujets d'actualité du XXème siècle publiée sous le titre : Regards sur le monde actuel.

Sa correspondance avec André Gide a été plusieurs fois publiée à la NRF, la dernière édition à ce jour (2013) datant de 2009. On y découvre un Gide impressionné par la puissance intellectuelle de Valéry, quelques aspects humains peu connus concernant le second (dont un flirt « poussé »), et surtout un témoignage sur la façon dont ces deux écrivains assistaient inquiets à la « montée des périls » des années 1930.

Il a aussi publié L'Idée fixe11.

Paul Valéry est également connu comme traducteur en vers (Les Bucoliques de Virgile) et apprécié pour ses préfaces critiques (Lucien Leuwen de Stendhal, Les Chimères de Nerval, Lettres persanes de Montesquieu).

Valéry est cité par le critique littéraire Clément Greenberg dans son essai Avant-garde et Kitsch, dans une liste de poètes avant-gardistes dont l'attention se porte sur la création poétique elle-même et sur les « moments de conversion poétique » :

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