« Mon désir essentiel n’est ni d’étonner ni de charmer : il est d’émouvoir ». Cette phrase d’Arthur Honegger illustre bien son désir de transmettre un message de beauté et d’humanisme à travers un langage musical certes enraciné dans le présent, mais non soumis aux innombrables controverses et révolutions esthétiques qui bouleverseront la première moitié du XXe siècle.

Honegger naît au Havre où son père, de nationalité suisse, exerce une activité de commerçant. Il y apprend le violon, s’initie aux rudiments de l’écriture musicale puis, après deux années d’études à Zurich, il entre au conservatoire de Paris ; c’est là, dans la classe d’André Gédalge, qu’il acquiert son métier de compositeur et parvient peu à peu à dégager sa personnalité créatrice. Travaillant également avec Charles-Marie Widor et Vincent d’Indy, il a pour camarades Jacques Ibert ainsi que Darius Milhaud avec lequel il rejoindra bientôt le fameux Groupe des Six. Après plusieurs compositions « d’école », Honegger termine en 1917 son 1er Quatuor à cordes dans lequel s’affirment les caractéristiques de son style : solidité de la construction et de l’écriture, audace de l’harmonie, sûreté d’un langage qui assume pleinement les influences qui l’ont façonné : celle des contemporains français (Fauré, Debussy, Schmitt) mais aussi d’auteurs germaniques alors presque ignorés en France (Strauss, Reger) auxquels s’ajoute la fascination du modèle beethovenien.- source - Francearchives

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Le groupe des six (Jean Cocteau au piano) : De gauche à droite : Darius Milhaud, Georges Auric, Arthur Honegger, Germaine Tailleferre, Francis Poulenc, Louis Durey. 

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