23012018

23012018..; Il y a 28 ans, jour pour jour que j'ai eu mon permis. Tout le monde s'en fou mais je me souviens de ce jour comme un gloire devant mon père. Moi qui était un zéro à ses yeux.

Si je peux vieillir avec un crayon et du papier... de l'eau et du pain. Je ne suis pas difficile. Avec Baudelaire et De Balzac aussi.

Mon épouse qui me dit et moi ?

Bien sûr, elle et tous ceux que j'aime.

Dans mes moments de folie je suis seul, abandonné au pied d'un pont, finissant mes jours... malade, faible et accablé par la pesanteur d'une misère que rien ne pourra éviter.

J'ai peur de la folie, j'ai peur de la mort, j'ai peur aussi et surtout de cette vieillesse omniprésente et quotidienne.

Non, je n'ai pas peur, je suis terrifié. Je n'ai même pas peur, ce mot n'est pas juste après tout. Je suis terrifié de voir cette réalité me transpercer le corps, l'âme et chaque minute qui passe doit être sans cesse meurtrie par cette pesanteur qui va m'anéantir.

L'esprit grave de Cocteau, La perversité de Mishima,  la vision obsédée et lucide de Baudelaire, La tourmente constante de Marguerite Duras donnent aux personnes qui veulent bien l'admettre que nos idées géniales iront rôtir en enfer.

Bien entendu, il faut vivre et positiver et devenir les héros modernes de nos civilisations futures afin de leur faire savoir combien la vie est riche de tous ses trésors... Ces trésors partagés et pourtant abandonnés, Abandonnés sous une énorme couche de poussières, que les Archéologues trouveront dans quelques milliards d'années. Que restera t'il ?

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